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Articles

Affichage des articles du octobre, 2012

Huckleberry Finn

Huckleberry Finn was cordially hated and dreaded by all the mothers of the town, because he was idle and lawless and vulgar and bad – and because all their children admired him so, and delighted in his forbidden society, and wished they dared to be like him. Tom was like the rest of the respectable boys, in that he envied Huckleberry his gaudy outcast condition, and was under strict orders not to play with him. So he played with him every time he got a chance. Huckleberry was always dressed in the cast-off clothes of full-grown men, and they were in perennial bloom and fluttering with rags. His hat was a vast ruin with a wide crescent lopped out of its brim; his coat, when he wore one, hung nearly to his heels and had the rearward buttons far down the back; but one suspender supporter his trousers; the seat of the trousers bagged low and contained nothing, the fringed legs dragged in the dirt when not rolled up. Huckleberry came and went, at his own free will. He slept on doorsteps in…

Aria

My grandmother liked to tell this story. "The evening you were born, I looked out at the sky over Shangai. The setting sun was breaking through the clouds. I had never seen such a beautiful sunset. I remember thinking that your life would be a resplendent tapestry, just like that palette of reds. I was sure of it."
This book is made up of thirty chapters – like the thirty variations in Bach's masterwork, the Goldberg Variations. Thirty chapters plus an opening and closing aria, bringing the world full circle like time's continuum – like the wheel of life. I am often asked how a Chinese woman, brought up in such a distant cultural milieu, can play Bach. My hope is that after having read this book, the reader will understand and above all, have the desire to listen, or relisten, to Bach. I also hope that he or she will have the desire to read or reread Laozi, the great Chinese philosopher. For these two sages are very much alike, and their two cultures – Chinese and We…

Ich glaube, lieber Herr, hilf meinem Unglauben!

*
Si Cormac McCarthy avait enlevé tous les 'it's Okay' des dialogues dans 'The Road', je suis sûre que le bouquin aurait fondu de moitié. À part ça, c'est long, gris, monotone et je me demande s'il n'aurait pas mieux valu en faire une nouvelle. Disons que son succès m'étonne.


L'éternité, jamais trop longue

Et je ne demandais rien de plus à Dieu, s'il existe un paradis, que d'y pouvoir frapper contre cette cloison les trois petits coups que ma grand'mère reconnaîtrait entre mille, et auxquels elle répondrait par ces autres coups qui voulaient dire: «Ne t'agite pas, petite souris, je comprends que tu es impatient, mais je vais venir», et qu'il me laissât rester avec elle toute l'éternité, qui ne serait pas trop longue pour nous deux.” A la recherche du temps perdu, tome 4 : Sodome et Gomorrhe

Un Air de famille

Très bien. Je m'aperçois que les films fondés sur un scénario de théâtre ne m'ennuient jamais, de même le théâtre, en fait.  Ou que le rythme est tout de suite et forcément plus soutenu, plus enlevé, à l'opposé de l'ennui qui me gagne souvent devant les longueurs d'un film. Sans doute parce que c'est de la littérature et que le rythme se soumet aux répliques, aux mots et non aux images.
Du coup, cela m'a donné envie d'entendre Caruso.

une femme capable d'être allée à Bayreuth peut faire les cent dix-neuf coups

Les femmes complètement nulles étaient attirées vers Odette par une raison contraire; apprenant qu'elle allait au concert Colonne et se déclarait wagnérienne, elles en concluaient que ce devait être une «farceuse», et elles étaient fort allumées par l'idée de la connaître. Mais peu assurées dans leur propre situation, elles craignaient de se compromettre en public en ayant l'air liées avec Odette, et, si dans un concert de charité elles apercevaient Mme Swann, elles détournaient la tête, jugeant impossible de saluer, sous les yeux de Mme de Rochechouart, une femme qui était bien capable d'être allée à Bayreuth—ce qui voulait dire faire les cent dix-neuf coups. A la recherche du temps perdu, tome 4 : Sodome et Gomorrhe

Ach, ich sehe, itzt, das ich zur Hochzeit gehe

Metropolis

Je ne sais pas si c'est intentionnel ou inconscient ou une drôlerie du hasard, mais Fredersen ressemble pas mal à Atatürk…



Four Brothers : intelligence, friendship, strength and poetry

Ketut went on to explain that the Balinese believe that we are each accompanied at birth by four invisible brothers, who come into the world with us and protect us throughout our lives. When the child is in the womb, her four siblings are even there with her – they are represented by the placenta, the umbilical cord and the yellow waxy substance that protects an unborn baby's skin. When the baby is born, the parents collect as much of these extraneous birthing materials as possible, placing them in a coconut shell, and burying it by the front door of the family's house. According to the Balinese, this buried coconut is the holy resting place of the four unborn brothers, and that spot is tended to forever, like a shrine. The child is taught from earliest consciousness that she has these four brothers with her in the world wherever she goes, and that they will always look after her. The brothers inhabit the four virtues a person needs in order to be safe and happy in life : int…

Mo Yan : La Dure Loi du karma

Mo Yan prix Nobel de littérature : C'est le moment de ressortir les vieux papiers…





"Je suis innocent !" Ainsi clame Ximen le Trublion au Roi des Enfers, après deux ans de supplices bien chinois qui font penser à la recette des beignets frits ou d'un menu vapeur. Innocent quand on le fusilla, en tant que propriétaire terrien, innocent dans l'autre monde, où il n'a rien à se reprocher ! Et alors ? répond le Roi des Enfers en riant,

"on le sait que tu es innocent. Sur terre, ils sont nombreux ceux qui mériteraient la mort mais qui ne meurent pas pour autant, alors que tout aussi nombreux sont ceux qui ne devraient pas mourir mais qui meurent pourtant. Il s'agit d'une réalité sur laquelle notre tribunal n'a aucune prise. Pour l'heure nous allons faire une exception en ta faveur et te rendre la vie."

Et c'est ainsi que Ximen Nao, propriétaire terrien du village de Ximen, marié, deux concubines, deux enfants, reviendra sur terre succe…

38 témoins

Un très bon film, captivant, mais qui est présenté comme une fable morale sur la lâcheté, alors que je trouve que c'est le contraire, il aurait pu s'appeler La Conquête du courage, comme le titre français de The Red Badge of Courage. Car c'est l'histoire d'un homme qui, comme tous les autres, surpris par l'effroi de l'inimaginable violence, n'a pas su réagir rationnellement. Mais qui, à la différence des autres, s'est repris ensuite et a décidé de jouer le bouc émissaire, la balance, l'homme qui s'attache lui-même au piloris pour assumer et exposer sa faute qui est celle de tous les autres : ecce homo. On n'est pas lâche d'avoir eu impulsivement peur, dans un premier geste de recul ou de fuite. On ne l'est même pas quand on ment à l'autorité, par peur enfantine, 'je ne serai plus digne d'amour si je dis que je suis comme ça' ; on le devient quand on persécute avec hargne celui qui a eu le courage de dire 'oui…