Beethoven encore une proie facile pour la crétinerie, tiens. Pas dans ses sonates, mais dans sa musique symphonique il se lâche. La 5°, par exemple. A la fin du Premier mouvement, Allegro con brio, la série de Pom ! Pom ! bien assenée pour que l'on comprenne bien que c'est la fin. On croit que c'est assez ? Encore un Pom ! et un Pom ! Jusqu'au dernier somptueux coup de casseroles, rangez les batteries... Rien à redire sur l'Andante, les Andante sont toujours très beaux chez lui, simples, d'une retenue élégante, émouvante, avec à la fin le petit sursaut glorieux. Mais la plus belle partie, le 3° mouvement, l'Allegro, avec ses éclats pathétiques, déchirants et affirmatifs, l'affirmation de soi, toujours ce côté "oui, j'avance" chez lui. Et pour finir, l'Allegro con presto, tout en enthousiasme juvénile, fiérot, "regardez-moi, ce que je sais faire." Touchant ? oui. J'aime cette sincérité dans la comédie qui se donne à fond. B...