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Affichage des articles du janvier, 2013

"l'existence entière est un exercice de disparition"

"Devenir invité muet (…) avant de piper mot" : au premier sens des termes ou avant de vouloir nommer ce qu'on voit ?  Avant de vouloir nommer ce qu'on voit parce que dans une certaine mesure, si on veut convoquer les choses dans leur fraîcheur native, il faut avoir soi-même quasiment disparu. Exactement comme les chasseurs, zoologistes ou photographes qui veulent voir un ours. Ils se cachent. Ils font une petite cabane qui ressemble à s'y méprendre à un bosquet de sapins, et c'est ainsi qu'ils parviennent à voir. Je trouve qu'entre le voyage et l'écriture il y a un point commun, pour moi c'est très important. Dans les deux cas, il s'agit d'un exercice de disparition, d'escamotage. Parce que quand vous n'y êtes plus, les choses viennent. Quand vous y êtes trop, vous bouffzs le paysage par une sorte de corpulence morale qui fait qu'on ne peut pas voir. Vous entendez des voix qui vous disent : Ôte-toi de là" – comme dans …

Sie werden aus Saba alle kommen

Lu dans BBC News Health :

Creativity is often part of a mental illness, with writers particularly susceptible, according to a study of more than a million people.Writers had a higher risk of anxiety and bipolar disorders, schizophrenia, unipolar depression, and substance abuse, the Swedish researchers at the Karolinska Institute found. They were almost twice as likely as the general population to kill themselves.
Et en plus de ça, on a toutes les chances de se ramasser un conjoint autiste anorexique, histoire de se sentir mieux à deux :

But they were more likely to have a close relative with a disorder, including anorexia and, to some extent, autism, the Journal of Psychiatric Research reports.
Les danseurs et les photographes seraient, eux, plus souvent bipolaires. Je me demande pourquoi les musiciens ont l'air d'aller bien, eux, ou les ont-ils oubliés ?

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Entends parler du 'flexitarisme/végétarisme occasionnel' pour la première fois . Moi je disais Carême et semaine chrétie…

"dix, quinze minutes, voilà ma vie."

Je suis parvenu à la conviction que quelles que soient les conneries que l'on puisse faire sur le plan pédagogique, il y a des valeurs qui font le carat, qui résistent. Elles peuvent rester sous terre pendant quarante, cinquante ans. Mais aussitôt qu'on leur donne de l'air, elles sont là. Une chose qui me touche beaucoup dans le monde slave, c'est une forme de piété candide, innocente, assez sonore aussi. Aussitôt qu'avec l'effet Gorbatchev on a réouvert les églises, le chant choral, la dévotion aux icônes et cette folie d'allumer des cierges à tout propos sont revenus. Parce que ce sont de bonnes choses. C'est comme les tranches géologiques. Il y a des reliefs durs qui survivent et des reliefs molassiques qui s'érodent. C'est pourquoi tous ces problèmes d'identité, qu'on chérit et qu'on évoque si souvent maintenant, me paraissent une véritable tarte à la crème. Parce que de deux choses l'une : ou bien on a une identité authenti…