Avec la chaleur, je relis toujours des tragédies grecques. ça va bien à la chaleur, la tragédie. Comme In the Heat of the Night , on n'imagine pas que ç'eut pu être In the Coldness of the Night . Bref. Les Sept contre Thèbes est une de mes préférées. Plus que Les Perses encore. Dans cette dernière, c'est plutôt la souffrance et l'horreur de la guerre, dont on parle. Mais il s'agit là alors de contemporains, de Grecs et de Perses civilisés. Dans Les Sept contre Thèbes , il montre l'avers, toute la beauté de la guerre, sa fureur sacrée, ce déchaînement horrible et enthousiasmant, d'autant plus librement que les héros sont bien loin dans le temps, des ancêtres glorieux et sanglants. Quiconque descend d'une brute, au bout de quelques générations, ne dira plus que de son grand-père fratricide, parricide et incestueux : "Quel gaillard !" Le récit dans Les Sept est superbe, une langue d'images, de couleur et de fureur, on entend le métal choque...