Notes retrouvées qui avaient été écrites l'an dernier à l'occasion de l'exposition Paris-Barcelone "Dali , dans sa période Derain est plutôt plat, sauf son beau portrait de Bunuel, digne d'un maître flamand. Avec le cubisme, enfin, on respire ! ça commence par un papier collé de Picasso, et puis ses paysages cubistes. A côté, Braque , Nature morte au violon. Peut-être vu ce qui les différenciait. Les formes de Picasso s'avancent hors de la toile, léger bombement, peinture convexe, celles de Braque , on a l'impression qu'elles se creusent en profondeur, peinture concave. La dernière salle, la plus belle. Des études en noir et blanc de La guerre civile de Dali et de Guernica . Superbe portrait isolé, en noir et blanc, tête blanche sur fond noir, du cheval. Un cheval qui souffre le fait plus qu'un homme, c'est ce que Picasso a compris. Tout comme Le boeuf écorché de Rembrandt est l'absolu de la Crucifixion. Naturellement, le musée ne ve...