Articles

Affichage des articles associés au libellé Maïmonide

Le Patient anglais

Image
Dans Le Patient anglais , qui est un bon mélo d'aventure, avec toutes les intrigues convenues dans ce genre - amour adultérin, ami d'enfance ayant vocation à devenir mari cocu, beau ténébreux arrogant finissant en amant dévasté, archéologies, découvertes, espionnages, traitrise, etc., mais tout cela bien balancé - il y a une autre intrigue amoureuse qui vient en contrepoint de tout, qui est un pur moment de grâce, tellement elle inverse toutes les conventions du genre, avec l'héroïne blanche s'éprenant de l'indigène qui normalement ne devrait être là qu'en faire-valoir. Et plus que cela, entre Kip et Hana, c'est tout le jeu masculin-féminin que l'on tourne autrement, par jeu : La longue chevelure impossible à démêler et à laver appartient au sikh et c'est sa future dulcinée, aux cheveux courts) qui le tire d'affaire avec un shampoing de fortune (que l'on se souvienne de la scène des Mines du roi Salomon avec Stewart Granger s'époumonant ...

La forme du monde

Image
Jolie trouvaille de Dieu, qui en plus d'en être la cause est aussi "la forme dernière du monde" : "Si nous disons de lui qu'il est la forme dernière de tout l'univers, il ne faut pas croire que ce soit là une allusion à cette forme dernière dont Aristote dit, dans la Métaphysique , qu'elle ne naît ni ne périt ; car la forme dont il s'agit là est physique, et non pas une intelligence séparée. En effet, quand nous disons de Dieu qu'il est la forme dernière du monde, ce n'est pas comme la forme ayant matière est une forme pour cette matière, de sorte que Dieu soit une forme pour un corps. Ce n'est aps ainsi qu'il faut l'entendre, mais de la manière que voici : de même que la forme est ce qui constitue le véritable être de tout ce qui a forme, de sorte que, la forme périssant, l'être périt également, de même Dieu se trouve dans un rapport absolument semblable avec tous les principes de l'être les plus éloignés ; car c...

Ni sot, ni femme, ni enfant

Image
En bon juif, Maïmonide déconseille l'usage de la métaphysique, qui pour lui inclut aussi "les mystères et secrets" de la Torah aux esprits pas encore insuffisamment formés, "les jeunes gens", car "lorsqu'on commence cette science métaphysique, il en résulte non seulement un trouble dans les croyances, mais la pure irréligion. Je ne puis comparer cela qu'à quelqu'un qui ferait manger à un jeune nourrisson du pain de froment et de la viande, et boire du vin ; car il le tuerait indubitablement, non pas parce que ce sont là des aliments mauvais et contraires à la nature de l'homme, mais parce que celui qui les prend est trop faible pour les digérer de manière à en tirer profit." Or donc, pour préserver les esprits faibles d'un vin trop puissant pour leur constitution, il est fait, dans la Torah, usage de ce que les musulmans appellent le Bâtin, c'est-à-dire le sens ésotérique, réservé aux initiés, contenu dans l'exotérique, comm...

Ce qui retarde l'étude de la métaphysique

Image
"Si tu éveillais un homme quelconque, même le plus stupide des hommes, comme on éveille quelqu'un qui dort, en lui disant : "Ne désirerais-tu pas connaître à l'instant ces cieux (et savoir) quel en est le nombre, quelle en est la figure et ce qu'il renferment ? Ce que c'est que les anges ? Comment a été créé le monde dans son ensemble et quel en est le but conformément à la disposition réciproque de ses parties ? Ce que c'est que l'âme et comment elle est arrivée dans le corps ? Si l'âme de l'homme est séparable (du corps), et étant séparable, comment, par quels moyens et à quelle fin elle l'est ? et d'autres recherches semblables, - cet homme te répondrait sans doute : "Oui", et il éprouverait un désir naturel de connaître ces choses dans leur réalité ; seulement il voudrait apaiser ce désir et arriver à tout cela par un seul mot, ou par deux mots que tu lui dirais. Cependant, si tu lui imposais (l'obligation) d'inte...