Les indignés
En ces temps où l'on débat de la pertinence de l'indignation , je tombe sur un point de vue net et clair : indignez-vous tant que vous voulez, c'est de la daube. Et ce, de la part d'un écrivain qui a fait tout ce qu'il a pu pour indigner, même post-mortem , c'est finalement assez drôle. On dirait qu'il ricane au nez de ses contempteurs, passés, présents, futurs, tous des petits joueurs, rien que ça. Souvent j'en croise, à présent, des indignés qui ramènent… C'est que des pauvres culs coincés… des petits potes, des ratés jouisseurs… C'est de la révolte d'enfifrés… c'est pas payé, c'est gratuit… Des vraies godilles… Ça vient de nulle part… du Lycée peut-être… C'est de la parlouille, c'est du vent. La vraie haine, elle vient du fond, elle vient de la jeunesse, perdue au boulot sans défense. Alors celle-là qu'on en crève. Y en aura encore si profond qu'il en restera tout de même partout. Il en jutera sur la ...