Comme une langue au palais : l'ange ou la mort
1602 (détruit) "Le Caravage a peint Matthieu au commencement de sa tâche, mettant en peinture la première page de la nouvelle annonce. Le vieil et robuste évangéliste s'est procuré de quoi écrire et de quoi s'asseoir. Près de lui, un ange féminin lui donne les noms des générations en lui effleurant la main : on en lorgne de biais l'écriture, en hébreux. On distingue les premières lettres vénérables : Elle hattoledòt, elles (sont) les générations. Les Évangiles ont tous été écrits en langue grecque, mais Le Caravage feint ici ou prétend puiser au texte dicté en langue originale, celle de Jésus, celle de l'Ancien Testament. "Mathieu écoute et transcrit la longue liste de noms qui mettent au monde le Nouveau Testament : depuis Abraham jusqu'à un obscur charpentier de Nazareth, père de. Le premier acte de son annonce rend hommage à la descendance. Le Caravage laisse entrevoir un peu d'Écriture sainte, et il fait ainsi de chaque spec...