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Affichage des articles associés au libellé histoire naturelle

Apparition disparaissante

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"Mais que voit-on dès lors, derrière cet être en allé en verbes et confondu au vivant, au ruissellement de l'existence ? On voit des façons d'être, des façons d'habiter le monde en y passant, on voit et on entend une profusion, celle-là même qui était venue plus tôt, tel un buissonnement de verbes libérés comme des insectes tournoyant dans le soir et cette fois on y est : auprès d'eux, les insectes et les autres, dans leur rumeur, dans la chorégraphie aléatoire des apparitions et des disparitions, soit tout ce système de cachettes, de fuites et d'issues dérobées que les animaux de toute taille ont à réinventer chaque jour, système que nous ne connaissons que de façon discontinue par cette bande-son qui est son signalement le plus fréquent et que notre voix ou le bruit de nos pas suffisent à interrompre : aussi fondamentale que peut l'être la rencontre furtive avec un animal dont nous croisons un instant le regard est cette autre expérience, peut-être enco...

L'acte d'être de l'âne

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Jean-Antoine Watteau 1718-20 huile sur toile musée du Louvre, Paris Rien ici, en face de ce qui est littéralement la condition de l'existence, n'est plus parlant que ce qui se présente lorsque deux individuations formées se rencontrent et lorsqu'au lieu de s'éviter en se fuyant elles s'accordent un moment de suspens au sein duquel elles se regardent. Je fais allusion ici bien sûr à l'expérience toujours singulière du regard échangé. Expérience dont j'ai souvent parlé parce qu'elle est, je crois, à l'origine même de mon sentiment et de mon tourment quant à la question animale, et dont le premier effet est de nous mettre sous les yeux à travers un regard qui n'est pas comme le nôtre, qui n'est pas "humain" et ne le sera jamais, l'existence d'un autre regard et à travers lui l'existence de l'altérité comme telle.   Le partage qui a lieu alors, lorsqu'il arrive que nous prenions le temps de le laisser...

L'acte d'être des blonds d'Aquitaine

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© JLPC Après l'acte d'être de la chauve-souris , celui des bœufs blonds d'Aquitaine : Des blonds d'Aquitaine, j'en avais déjà vu, et je savais combien ils sont grands et comme ils semblent plongés, plus que les autres encore, dans une interminable douceur et combien cette douceur, qui accompagne le beige soyeux de leur robe jusqu'à une imposante paire de cornes, peut n'être aussi que le masque ou la forme alentie de leur puissance.    En tout cas, devant ces deux bœufs âgés tous les deux de dix ans mais qui semblent selon nos critères à la fois jeunes et sans âge, ce qui se passe, et je peux témoigner que c'est le cas pour tous ceux qui les croisent, même s'ils jugent bon d e s'en tirer assez vite par de petites remarques ou des plaisanteries, c'est que ces animaux franchissent sans effort le pas de la simple présence et de la simple reconnaissance pour aller se poser au-delà de toute identification rassurante, dans une ancienneté ...

Le visible est le caché

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Gilles Aillaud Vivre en effet, c'est pour chaque animal traverser le visible en s'y cachant : des animaux, la plupart du temps, on ne voit qu'un sillage et l'espace de nos rencontres avec eux, lorsqu'ils sont sauvages, est toujours celui de la surprise et de la déception. Ils surgissent, ils sont dans l'ordre du surgi, mais rarement pour qu'à partir de là un déploiement soit rendu possible et s'enclenche. L'affect de la rencontre avec eux reste lié aux régimes de l'irruption, de suspens bref et de la fuite. Au caché, d'où ils viennent, ils retournent, et souvent le plus vite possible, avec une incroyable et élégante dextérité. Avant même que la chasse ne s'informe des modes infiniment variés et des vitesses de cette dissimulation, il semble que la véridicité du monde animal ait eu à s'établir, pour elle-même, sur ce fond glissant de fuites et de refuges : les territoires, qu'on peut définir comme des surfaces arpentées...

Singes

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se souvient-on aussi que les autorités parisiennes firent effacer    des inscriptions figurant sur l'obélisque de Louqsor celle où l'on voyait un babouin qui bandait ? Le parti pris des animaux , Jean-Christophe Bailly.

L'acte d'être de la chauve-souris

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Soufflée, je dois dire, par la ressemblance des déductions d'Elizabeth Costello sur "l'acte d'être de la chauve-souris" qui colle si bien à ce que Mollâ Sâdrâ opposait au cogito ergo sum (sans connaître Descartes, mais au fond, tous les partisans de la Raison, aristotéliciens ou même platoniciens, ne disent pas autrement) : à savoir que ce n'est pas la pensée raisonneuse qui nous approche d'un Dieu qui EST non parce qu'il pense mais parce qu'il est l'Être : À quoi cela ressemble-t-il d'être une chauve-souris ? Nagel suggère qu'avant de pouvoir répondre à une telle question, nous devons pouvoir ressentir la vie d'une chauve-souris à travers les modalités sensorielles d'une chauve-souris. Mais il a tort ; ou du moins il nous engage sur une fausse piste. Être une chauve-souris vivante consiste à être empli d'être. Être chauve-souris, dans le premier cas, être humain dans le second, peut-être; mais ce sont là des considér...

La vie des animaux : 'Maintenant, on est censé penser."

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photo : Delphine Bruyère "Permettez-moi de vous raconter ce que les singes de Tenerife apprirent de leur maître Wolfgang Köhler, en particulier Sultan, le meilleur de ses élèves, dans un certain sens le prototype de Peter le Rouge. "Sultan est seul dans sa cage. Il a faim : la nourriture qui arrivait d'habitude a soudain inexplicablement cessé de venir. "L'homme qui d'habitude lui donnait à manger et qui a maintenant arrêté de le faire tend un fil au-dessus de la cage, à trois mètres au-dessus du sol, et y suspend un régime de bananes. Il traîne dans la cage trois caisses de bois. Ensuite il disparaît, fermant la porte derrière lui, même s'il est toujours dans les parages, puisqu'on sent son odeur. "Sultan sait ce qu'il est censé faire : maintenant on est censé penser. Voilà ce dont il s'agit avec ces bananes placées là-haut. Les bananes sont là pour mener à penser, pour nous inciter à aller jusqu'au bout de l'acte de pen...

Le signe du diable : l'instinct de fuite

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"La souris est chaude et a des moeurs diaboliques car elle se sauve toujours : c'est pourquoi sa chair n'est pas bonne pour l'homme et ne vaut pas grand-chose pour la médecine." Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 2. Arbres, poissons, animaux, oiseaux

Où l'on voit que le lion, en baisant, garde une "allure honnête"

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"Lorsque le lion s'unit à la lionne, il oublie sa nature et sa force animale, si bien qu'il pratique une union d'allure honnête." Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 2. Arbres, poissons, animaux, oiseaux .

De la guerre du diable et du diamant

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"Le diable déteste cette pierre parce qu'elle résiste à sa puissance. C'est pourquoi, jour et nuit, il lui manifeste de l'hostilité." Hildegarde ne précise pas en quoi consiste ces "manifestations d'hostilité" et c'est dommage. Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments

Du secours de la primevère contre les esprits aériens de la mélancolie

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"La primevère est chaude et tient toute sa verdeur de la chaleur du soleil. En effet, certaines plantes tirent leur force essentiellement du soleil, d'autres de la lune, d'autres encore du soleil et de la lune. Celle-ci tire ses forces essentiellement du soleil. C'est pourquoi elle apaise la mélancolie dans le coeur de l'homme. En effet, la mélancolie, lorsqu'elle apparaît chez l'homme, le rend triste et turbulent dans sa conduite, et le pousse à proférer des paroles contre Dieu. Quand ils s'en aperçoivent, les esprits aériens accourent auprès du malade et, par leurs conseils, le conduisent à la folie. Il faut alors que l'homme porte de cette herbe sur sa chair et sur son corps, jusqu'à ce qu'elle le réchauffe. Alors les esprits qui le tourmentent, redoutant la vertu que cette herbe reçoit du soleil, cesseront de le tourmenter." Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments

Le chardon,la sueur de la terre

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"Les chardons, le lisse comme le piquant, ont une chaleur légère, qui pourtant disparaît assez vite, car ils sont nés de la sueur de la terre. Et cette sueur de la terre, qui fait naître cette herbe, est piquante, et rend ces herbes piquantes. Et de même que de la sueur sort de l'homme quand celui-ci est enfermé à l'étroit, ainsi la sueur de la terre donne naissance à ces plantes piqutantes qui blessent l'homme." Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments

La fougère

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"La fougère est tout à fait chaude et sèche et contient assez peu de suc. Mais elle a beaucoup de vertus analogues à celles du soleil ; en effet, de même que le soleil illumine ce qui est obscur, de même elle met en fuite les apparitions fantastiques, et c'est pourquoi les esprits malins la détestent. Dans les lieux où elle pousse, le diable exerce rarement ses sortilèges, et elle évite et fuit les maisons et les lieux où se trouve le diable ; là où elle pousse, la foudre, le tonnerre et la grêle tombent rarement ; et la grêle tombe rarement dans les champs où elle pousse." Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments

"la rose apaise et la sauge réjouit"

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"Si l'on est enclin à la colère, prendre de la rose et à peine moins de sauge, réduire en poudre, et, au moment où la colère jaillit en soi, présenter cette poudre devant les narines : en effet, la sauge apaise et la rose réjouit." Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments

"des herbes qui contiennent l'écume des événements"

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"Mais il y a aussi des herbes qui contiennent en elles, pour ainsi dire, l'écume des événements, et dans lesquelles des hommes abusés tentent de trouver leur fortune. Celles-ci, le diable les aime et se mêle à elle." Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments

La mystique chez les pigeons

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Lorenz s'oppose à l'idée que le comportement animal est purement réactif, et montre que le système nerveux central, s'il en est privé, peut produire lui-même ses stimuli, d'où l'apparition de "comportement spontané" chez les espèces. "Craig s'est livré à une série d'expériences avec des couples de colombes rieuses. Il sépara le mâle de la femelle pendant des périodes de plus en plus longues et vérifia expérimentalement quels étaient, après chaque période de privation, les objets qui suffisaient à déclencher la danse d'amour du mâle. Quelques jours après la disparition de la femelle de sa propre espèce, le mâle était prêt à courtiser une colombe blanche qu'il avait ignorée auparavant. Quelques jours de plus et il s'inclina et roucoula devant un pigeon empaillé, puis, devant un morceau de tissu enroulé et finalement, après plusieurs semaines de solitude, il prit comme objet de son jeu d'amour le coin vide de sa cage où la con...

L'Agression

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J'ai toujours aimé Konrad Lorenz, et les pépites d'humour ou de sagesse subtiles qu'il sait distiller au cours de ses observations. "... les coraux ayant l'habitude de se développer tout comme les cultures sur les cadavres de leurs ancêtres." "J'avais toujours eu un certain flair pour les problèmes biologiques intéressants." "Et voilà que s'offrit à nous la merveilleuse occasion de pouvoir compter quelque chose. Dès que l'homme des sciences "exactes" trouve quelque chose à compter, il en éprouve une grande joie, parfois difficilement compréhensible aux non-initiés." "L'homme normal civilisé ne fait en général connaissance avec l'agression que lorsque deux de ses concitoyens en viennet aux mains, ou que des aniamux domestiques se battent ; il n'e voit donc que les effets néfastes, et ils lui paraissent d'autant plus néfastes qu'il peut constater l'escalade effrayante qui va de deu...

Histoire des animaux

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La huppe, messager de la reine de Saba auprès de Salomon dans le Coran, oiseau mystique par excellence dans le Langage des oiseaux de 'Attar , selon Aristote "construit surtout son nid avec de l'excrément humain." (IX, 15). Histoire des animaux

"En règle générale, il n'y a pas de miel avant le lever des Pléiades"

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Aristote croyait que les abeilles fabriquaient la cire, mais que le miel tombait du ciel, comme une rosée d'étoiles. "Le rayon de cire vient des fleurs, les abeilles apportent l'emplâtre de la larme des arbres. Le miel est ce qui tombe de l'air surtout au lever des étoiles et lorsque l'arc-en-ciel se déploie. En règle générale, il n'y a pas de miel avant le lever des Pléiades."
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"Au cours de la conversation, j'appris un bon moyen pour essayer de voir si une femme était vierge ou non, en lui mettant autour de la tête une ficelle dont les extrémités se rejoignent sur son nez : si elle ne l'est pas, elles se rejoindront très loin du nez."