François Boucher, 1747, Art Institute, Chicago. Après les insinuations du langage, quand on est déjà accepté et complice, viennent les indications du regard. Ils tiennent, dans le code de l'amour, un rôle admirable, et réalisant d'étonnantes prouesses. On peut s'y rompre ou s'y unir, y promettre ou s'y menacer, y saisir au collet ou y apaiser, ordonner ou interdire, y conclure des engagements, y alerter contre l'œil hostile, y éclater de rire ou y pleurer de tristesse, poser des questions et y répondre, y défendre et y accorder. Chacune de ces significations correspond à une disposition du regard qu'aucune définition ne circonscrit, aucune image, aucune description, ou très mal. Il faut voir pour savoir. De ce code, je ne donnerai donc ici qu'une idée sommaire. Un coup d'œil en coin, une seule fois, veut dire "non" ; un battement de paupière, "j'accepte" ; prolonger le regard, "je souffre", "je sui...