Pénétration graduelle de la mort dans l'homme
S andro Botticelli, Inferno, Canto XVIII, c. 1480, dessin coloré sur parchemin, Staatliche Museen, Berlin De façon générale, la littérature chiite est rarement gaie. A la fin de sa Huitième Pénétration, Mollâ Sadrâ cite une description assez lugubre ¨par l'imâm 'Alî de la mort, de la fin du monde et des enfers, qu'on ne peut même qualifier équitablement de dantesque car Dante a décrit un Purgatoire doux-amer et un Paradis éclatant. Là non, un interminable intermède, un jugement, les Bons dans un endroit plus dépourvu de malheurs que pourvu de bienfaits (un paradis en négatif, en quelque sorte), et on finit par une description bien réjouissante du devenir des damnés. Il faut cependant avoir en tête que la conception qu'avait Mollâ Sadrâ de l'Enfer était plus "imaginale", même si aussi sinistre que celle de Nasîr od-Dîn Tûsî . Mais enfin, rien à voir avec ces images de croque-mitaine. "Puis l'Imâm, poursuivant son prône, en arrive à déc...