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Affichage des articles associés au libellé Gao Xingjian

"ces jeunes plus agiles que des singes..."

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"Il se souvient que dans son enfance il avait lu un conte dont il a aujourd'hui oublié le titre et le nom de l'auteur. Ce conte racontait cette histoire : Dans un royaume, tous les habitants portaient sur la poitrine un miroir où apparaissaient à la vue de tous toute mauvaise idée qu'ils nourrissaient en eux. Ainsi, personne n'entretenait la moindre tromperie, sinon on n'aurait plus osé se montrer, ou on risquait d'être chassé de ce pays qui était désormais devenu un pays de gentilshommes. Lorsque ce héros du livre entra dans ce royaume de la pureté extrême - peut-être était-il entré par erreur, il ne se rappelait plus très bien -, un miroir fut aussi posé sur sa poitrine, qui exposait au vu et au su de tous tout ce qu'il avait en lui, et cela le plongea dans la plus extrême stupeur. Ce qui était arrivé à ce héros, il ne s'en souvenait plus, mais ce conte, tout en l'étonnant, l'avait mis mal à l'aise. Bien qu'il ne fût alors qu...

Le Livre d'un homme seul

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Roman avec un sujet a priori très casse-gueule : histoire d'amour et de sensualité entre un Chinois rescapé de la Révolution culturelle et une Juive allemande hantée par un génocide qu'elle n'a pas vécu. Celui qui a vécu veut oublier, celle qui se souvient sans l'avoir vécu ne veut pas... Jusqu'ici, le meilleur est ce qui est raconté du côté chinois. L'héroïne elle fait surtout dans le genre chieuse abandonnique, avec en allusion, ce nombrilisme européen autour de la Shoah : Rien n'est pire que... et le Chinois de dire : "Tu ne sais pas, tu ne connais pas la Chine" ; un remake de "Tu n'as rien vu à Hiroshima" en quelque sorte. Ainsi, le malentendu sur l'amour : Elle craignant qu'il n'aime que son corps, et lui, comme le héros de 1984, trouvant que déjà ce n'était pas si mal la pure sensualité, qui, après tout, ne porte pas en elle, contrairement à l'amour tout court, le germe de la trahison : "A p...

La montagne de l'Âme

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"Et à présent, je ne peux m'empêcher de penser à lui, à son attitude complètement désintéressée envers la vie. Et je pense aussi à la rive sombre, de l'autre côté du pont, aux maisons de bois noirci du hameau, au chien hargneux au pelage noir et gris, à la femme qui joue avec un serpent sur sa palanche ; ils semblent tous vouloir me dire quelque chose, tout comme la gigantesque montagne derrière le petit bâtiment ; je trouve qu'ils dégagent un charme immense, sans que je puisse en percer le sens." Gao Xingjian, La montagne de l'âme, p. 266. "Que dire encore ? Dire que, cinq cents ans plus tard, ce vieux temple en ruine était devenu un repaire de brigands qui dormaient le jour et, la nuit, allumaient des torches pour descendre de la montagne piller les villages. Et justement, au pied de la montagne, vivait dans un couvent de bonzesses la fille d'un fonctionnaire. Elle y pratiquait le bouddhisme mais n'était pas nonne. Pour racheter ses fau...