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ces pauvres pays qui n'ont qu'une langue

Autres temps, autres moeurs : un pays qui n'a qu'une langue est un pays que l'on plaint pour sa pauvreté linguistique :


"Les autorités royales n'imposèrent pas l'unification linguistique ; en Languedoc, les officiers royaux utilisaient le plus souvent le latin pour se faire comprendre ; Jean le Bon recommandait de traduire les actes dans la langue maternelle. En 1490 encore, Charles VIII ordonne de mener l'instruction des procès en français ou en langue vulgaire. D'ailleurs le multilinguisme enrichit plus qu'il n'affaiblit un Etat, et l'on plaint ces pauvres Anglais qui n'ont qu'une langue."


Le thomisme décline, et hop, voilà l'arrivée de ces hommes d'églises grands politiques et des mystiques : Dans le monde, hors du monde, et la théologie se meurt, Madame...



"Le nominalisme, qui triomphe à partir de 1350 (date de la mort de Guillaume d'Ockham), rejette plus ou moins nettement la synthèse thomiste et sépare radicalement les domaines de la foi et de la raison. Or, si la foi échappe totalement à la connaissance rationnelle, ç'en est fini de la théologie et des théologiens ! Car dans cette optique seule la lecture de la Bible présente un intérêt, les commentaires étant rejetés. Aussi, faute d'un renouvellement des méthodes par la philologie et l'accès aux textes originaux (c'est l'apport de l'humanisme) l'enseignement sombre dans la routine et le formalisme.

Le théologien frustré se tourne alors vers l'action (c'est la tentation du politique) et cherche une compensation dans le mysticisme qui seul permet d'accéder à Dieu. "

Nouvelle histoire de la France médiévale : Temps de crise, temps d'espoir, XIV°-XV° siècle, Alain Demurger.

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