Lu Hans Urs von Balthasar, La Foi du Christ. Des choses un peu plus intéressantes sur la fin, sur l'Évangile selon saint Jean, mais dans l'ensemble… Ce n'est pas ma religion. Ce n'est pas mon christianisme : je tournais souvent les pages en marmonnant qu'est-ce que je n'aime pas cette religion… Il y a, comme chez Davy, quelque chose de sinistre dans cet amour de nuit, dans ce silence de glace.Aussi gênée par cette idolâtrie du "Christ historique" et du coup, fatalement, celle de la 'sainte famille'. Car dire 'Christ est Dieu' est finalement moins idolâtre qu'en faire une perfection indépassable, et béer (bêler) devant sans envisager qu'un seuil se franchit, qu'une hauteur se rejoint.

Je crois aussi que ce qui me gêne de façon insurmontable dans la théologie, c'est l'absence puérile de relativisme, même s'il y a progrès : on est passé du 'ma voie est l'unique voie de salut' à 'il y en a d'autres, mais la mienne reste la meilleure'. Et pour finir le bouquet : Femme sous la Croix = Mère douloureuse = corédemptrice. Le catholicisme finit par être un culte voué à Marie autant, voire plus, qu'au Christ. Ça donne des envies de se faire protestants…

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queues de langouste + pommes de terre au four, arrosées de beurre citronné au parmesan

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'Ma vie n'est pas derrière moi 
ni avant 
ni maintenant 
Elle est dedans.' 
Prévert, Soleil de nuit.

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Il pleut et il ne fait pas chaud. Malgré cela, j'ai les pieds nus dans des sandales, comme un capucin. Tout ça parce que, sans semelle orthopédique, je clopine, sirène marchant sur un tapis d'aiguille.

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Films que j'ai tenté de voir plus d'une demi-heure, sans succès :

– Pollock
– Lost in translation
– Mes voisins les Yamada


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Je lis Paul Veyne avec délectation. Chapitres très intéressants, où j'apprends beaucoup. Ainsi, sur la fameuse conjugalité monogamique et l'amour du couple chrétien, qui ne se plie, en fait, qu'au modèle romain qui s'impose à la même époque dans la société romaine. Les chrétiens ne font donc qu'imiter le couple romain de l'Antiquité tardive. Id. sur l'idée des pratiques sexuelles 'contre-nature', succédant à la réprobation des pratiques 'amollissantes'.

Pas de fête collective sans souffre-douleur, pas d'inauguration sans victime immolée. Caligula était un grand folkloriste.

Disons que ces gens-là vivaient dans la tension de l'amitié et de l'envie, alors que, depuis le christianisme, nous vivons ou croyons vivre dans cette de l'humilité et de l'orgueil.

La femme n'était pas non plus la parèdre, maîtresse de la maison ; c'était une mineure que le mari gouvernait comme il gouvernait ses clients et ses affranchis. Cependant, il la respecte et la bat peu, sauf exceptionnellement, et, en ce cas, d'un coup de pied dans le ventre, pour injurier l'animal reproducteur, et non comme plâtre, à la façon d'un enfant qu'on corriger paternellement ; cela, ce sera la façon de battre des chrétiens.
Paul Veyne, La Société romaine.


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Toutes les fois que mes pas se découragent, que je suis tentée de piquer ma crise, puérile et enragée, je pense à Shudjâ' ou à Sybille. Leur chemin, leur 'présence', leur 'existence' me donnent un courage que je n'ai pas. Je n'ai rien donné à mes personnages, c'est l'inverse : je leur dois tout.


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Une écharde de 1 cm fichée sous l'ongle du majeur droit. Comme si j'avais fait un doigt d'honneur au monde et que l'on m'en punissait…


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