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Toute chose désire ce qui l'a engendrée, et en jouit


Mais cette raison qu'est l'Âme est obscure, car elle n'est qu'un reflet de l'Intellect, et c'est pourquoi elle doit garder son regard posé sur l'Un ; de même l'Intellect doit garder son regard posé sur l'Un, pour être Intellect. Mais il le voit sans être séparé, et cela parce qu'il vient après lui et qu'il n'y a aucun intermédiaire entre eux, comme il n'y a aucun intermédiaire entre eux, comme il n'y en a aucun non plus entre l'Âme et l'Intellect. Toute chose désire ce qui l'a engendrée, et en jouit, surtout quand ce qui engendre et ce qui est engendré sont seul à seul ; de surcroît, quand ce qui engendre est ce qu'il y a de meilleur, ce qui est engendré reste nécessairement avec lui, pour ne plus être séparé de lui que par la différence.
Plotin, Traités 7-21 : 10, Sur les trois hypostases qui ont rang de principes, trad. et présentation Francesco Fronterotta

Ce "Toute chose désire ce qui l'a engendrée, et en jouit, surtout quand ce qui engendre et ce qui est engendré sont seul à seul" ; à rapprocher de Mollâ Sâdrâ :

L'acte d'être de chaque chose prend du plaisir à soi-même", mais il jouit davantage si s'actualise pour lui l'acte d'être de sa cause et de son constituant

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