Sur Pierre d'Alcantara : "Il me raconta que pendant quarante ans, ce me semble, il n'avait jamais dormi plus d'une heure et demie chaque jour. Sa plus dure pénitence au début avait été de vaincre le sommeil, voilà pourquoi il se tenait toujours ou à genoux ou debout. Le peu de sommeil qu'il s'accordait, il le prenait assis, la tête appuyée contre un morceau de bois fixé à la muraille." "Il ne portait qu'un habit de grosse bure, sans autre chose sur la chair, encore cet habit était-il aussi étroit que possible, par-dessus un petit manteau d'étoffe. Il m'a dit que dans les grands froids, il le quittait et ouvrait la porte et la petite fenêtre de sa cellule, puis reprenait son manteau et fermait la porte, c'est ainsi qu'il reposait son corps et le mettait un peu plus à l'abri." Le moins qu'on puisse dire, c'est que tout ça manque un peu de lâcher-prise .... Parce que ne pas dormir par excès de joie, ou parce qu'on...
-Alors, qui entend ?
RépondreSupprimer- Cela est évident : la musique
Ou le silence d'avant ou après certaine musique, par exemple, comme disait Cioran :
RépondreSupprimer"Il y a, dans le début et la fin des Variations Goldberg, un 'souvenir' d'un autre monde."
"Je m'imagine la musique comme quelque chose de très loin dans l'espace, qui existe depuis toujours, et qui existera toujours, et dont nous n'entendons qu'un petit craquèlement."
RépondreSupprimerGyörgy Ligeti