Lors du troisième changement de peau

Déjà ma peau se craquelle et se gerce,
Déjà mon désir de serpent,
Malgré la terre absorbée,
Convoite de la terre nouvelle ;
Déjà je rampe, parmi les pierres et l'herbe,
Affamé, sur ma piste tortueuse,
Pour manger, ce que j'ai toujours mangé,
La nourriture du serpent, la terre !"

Nieztsche, Le Gai Savoir, "Plaisanterie, ruse et vengeance", Prélude, 8.
Trad. Henri Albert.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Tannhauser

Se couvrir les pieds ou baisser culotte : qu'est-ce qui est le plus périlleux ?