A la fin du Concert d'Utrecht (qui vient d'être transmis en direct), Jordi Savall conclut de façon inattendue par une déploration dédiée aux morts de Beslan. Il choisit un extrait d'Arvo Pärt. Quelques minutes de communion profonde sur la mort absurde, comme seule la musique peut en donner. Les Ossètes... il y a quelques jours, peu de gens dans le public, (hormis les lecteurs de Dumézil) savaient qu'ils existaient. Entendu parler un homme, qui cherchait sa fille, dont il ne savait si elle était vivante. Un instant je me suis étonnée de le comprendre, il disait "dot". Et puis je me suis souvenue de Dumézil, bien sûr, les Ossètes, de proches cousins. Comme il est vaste, le continent de l'iranité...
Tannhauser
Autre question sur la grâce en musique : Comment un crétin pareil pouvait écrire de telles notes, aussi brûlantes, aussi ferventes, d'une émotion surhumaine, d'une religiosité aussi tendre, une musique aussi mystique donc, et d'une mystique enthousiaste, juvénile, en joie et en gloire ? Non il ne s'agit pas de Mozart vs Salieri, mais de Wagner et pour ce dernier j'ai une explication. Je crois que sa bêtise lui tenait lieu de religiosité. Références .
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