Le clair-obscur de Mozart et celui de Beethoven, dans leurs concerti pour piano. Mettons par exemple le concert n° 21 K. 467, (premier mouvement), et le n° 25 K. 595 (le second mouvement) pour Mozart, et pour Beethoven le concerto n°4 (premier mouvement) et le concerto n°5 (premier mouvement). Le clair-obscur de Mozart, comme chacun sait, est un sourire dans les larmes, un sourire de pleurs, le rire en pleurs d'Andromaque. Mais les notes du piano du premier mouvement de l'Empereur, petites notes obstinées et martelées sur le clavier, ne sont pas un sourire à travers la tristesse, ce sont les notes du courage, de cette petite voix intérieure qui chuchote vas-y quand même.
Tannhauser
Autre question sur la grâce en musique : Comment un crétin pareil pouvait écrire de telles notes, aussi brûlantes, aussi ferventes, d'une émotion surhumaine, d'une religiosité aussi tendre, une musique aussi mystique donc, et d'une mystique enthousiaste, juvénile, en joie et en gloire ? Non il ne s'agit pas de Mozart vs Salieri, mais de Wagner et pour ce dernier j'ai une explication. Je crois que sa bêtise lui tenait lieu de religiosité. Références .
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