Parmi tous les instruments massacrés et les voix éraillées qu'on peut entendre dans le métro, il arrive de petits miracles. Sur la ligne 7, un jeune Gitan, anneau d'or à l'oreille gauche, un violon en main. Un extrait des Quatre Saisons, un autre d'une Suite pour orchestre de Bach. Très bon violon, alerte, incisif, et d'une grande justesse, ce qui est rare avec cet instrument.
Tannhauser
Autre question sur la grâce en musique : Comment un crétin pareil pouvait écrire de telles notes, aussi brûlantes, aussi ferventes, d'une émotion surhumaine, d'une religiosité aussi tendre, une musique aussi mystique donc, et d'une mystique enthousiaste, juvénile, en joie et en gloire ? Non il ne s'agit pas de Mozart vs Salieri, mais de Wagner et pour ce dernier j'ai une explication. Je crois que sa bêtise lui tenait lieu de religiosité. Références .
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