Hebdomada IX per annum




Je relis Le Grand Hiver avec bonheur. Comme La Montagne magique, comme Mensonge et sortilège ou Guerre et Paix. Des romans amples, que je relis longuement, et que je laisse de côté longuement aussi, pour le bonheur de les retrouver ensuite, après des années, ces personnages, comme des lieux de vacances ou des rencontres que j'avais appréciées, "ah ça fait du bien de se revoir !" avant de repartir. Les étapes des nomades. Cela ne me le fait qu'avec les pavés, cela dit. Comme en voyage, les étapes qui m'ont le plus profité sont celles où j'ai pris le temps de m'arrêter, en pause ; alors ce ne sont pas forcément les villes les plus belles qui pénètrent jusqu'à l'âme.

Et puis j'ai toujours aimé Kadaré. Je me demande pourquoi, d'ailleurs, cette affinité avec les écrivains des mondes totalitaires ou des dictatures bureaucratiques, mais je m'y sens toujours chez moi. Je les comprends. Certes, la Turquie m'y a beaucoup formée, l'État comme ses opposants.

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