Le saint vénère l'unité


La vie conduit à la mort. La mort débouche sur la vie. Qui donc connaît l'ordre qui préside à ce cycle de vie et de mort ? L'homme naît d'une condensation du souffle. C'est le souffle qui en se condensant produit la vie et le même souffle qui, en se dispersant, amène la mort. Si la mort et la vie s'accompagnent ainsi, quel maheur y a-t-il pour nous ?
A vrai dire, tous les êtres du monde ne font qu'un. Ce qu'on trouve beau est considéré comme miraculeux et merveilleux, ce qu'on trouve laid est considéré comme puant et pourri. La vérité est que la puanteur et la putréfaction se métamorphosent en miracles et en merveilles, et que le miracle et le merveilleux se métamorphosent en puanteur et en putréfaction. C'est pourquoi il est dit : "Il n'y a dans l'univers entier qu'un seul et unique souffle, aussi le saint vénère-t-il l'unité.
L'oeuvre complète de Tchouang-tseu : Intelligence voyage dans le Nord.

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