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"Captif de Dieu sur la terre"




Dans l'Anthologie du renoncement de Bayhaqî, jolis hadiths prônant la remise des péchés aux vieillards (au rebours de l'indulgence plaidée aujourd'hui pour les "fautes de jeunesse"). Cette idée que quellles que soient les fautes d'un homme, passé un certain temps, même pour Dieu, il y a prescription.


"Dieu éloigne de tout homme qu'Il fait vivre dans l'Islam jsuqu'à quarante ans toutes sortes d'épreuves : la folie, l'éléphantiasis et la lèpre. Quand il atteint cinquante ans, Il allège pour lui la Reddition des Comptes. Quand il parvient jusqu'à soixante ans, Dieu lui accorde le repentir en échange de ce qu'Il aime ou Le satisfait. S'il a soixante-dix ans, Dieu et les habitants du ciel l'aiment. S'il arrive à quatre-vingts ans, Dieu accepte ses bonnes actions et passe sur ses mauvaises actions. S'il parvient à l'âge de quatre-vingt-dix ans, Dieu lui pardonne ses péchés ancients et ses péchés récents. Il est appelé "le captif de Dieu sur terre", et il devient un intercesseur auprès des membres de sa famille."

Hadîth transmis par Anas ibn Mâlik.



Variante d'un hadîth voisin transmis par 'Uthmân ibn Aftân :


"Quand le serviteur a quarante ans achevés et qu'il s'avance vers la cinquantaine, trois maux lui sont épargnés : l'éléphantiasis, la folie, la lèpre. Quand il a cinquante ans, la Reddition des Comptes lui est facilitée. A l'homme de soixante ans le repentir est accordé. L'homme de soixante-dix ans est aimé des anges célestes. Pour l'homme de quatre-vingts ans, seules ses bonnes actions sont consignées, ses mauvaises actions ne le sont pas. Quantà l'homme de quatre-vingt-dix ans, ses anciens péchés lui sont pardonnés ; il devient intercesseur pour jusqu'à soixante-dix membres de sa famille, et les anges qui président au ciel de ce bas monde le nomment "captif de Dieu sur la terre".


L'anthologie du renoncement, III, Abû Bakr Ahmad ibn al-Husayn al-Bayhaqî, trad. Roger Deladrière, éd. Verdier.

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