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De l'amour et de la sincérité


Les propos de Malik ibn Dînar sur l'action et la sincérité, ces propos qui rejoignent ce que Jankélévitch disait aussi :

"On rapporte qu'il dit : "L'acte que je préfère est la sincérité dans son accomplissement", parce qu'une action ne devient juste que dans la sincérité, laquelle comporte la même relation avec l'action que l'esprit avec le corps ; de même que le corps sans esprit est une forme inanimée, une action dépourvue de sincérité est sans valeur. La sincérité appartient à la catégorie des actions intérieures, tandis que les actes de dévotion appartiennent à la catégorie des actions extérieures : ces dernières sont complétées par les premières, tandis que les premières tirent leur valeur des secondes. Même si un homme garde un coeur sincère pendant mille ans, cette sincérité ne devient véritable que lorsqu'elle se conjoint à l'action ; quand même il effectuerait des actions extérieures pendant mille ans, de telles actions ne s'assimileraient pas à la dévotion avant d'être unies à la sincérité."

De même sur l'amour et le repos impossible :
"Puisqu'on n'atteint pas son but en ce monde ni dans l'autre, le coeur ne peut jamais se reposer des palpitations de l'amour ; et puisque l'indifférence est interdite à ceux qui aiment Dieu, le coeur ne peut jamais se reposer de l'agitation de Sa recherche. Cette perplexité est un principe ferme dans le sentier des mystiques."

Hujwirî, Somme spirituelle, II, Les Compagnons : Premiers califes et imams, trad. Djamshid Mortazavî

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