Souvent, l'homme traqué, à l'ultime bout de sa course, même ignoble, même à peine humain, réussit à m'inspirer une sorte de pitié, ou bien seulement une absence de haine. Mais celui-là qu'ils coursent dans Bagdad, non, je n'y arrive pas, je n'endigue pas cette férocité jubilatoire. Qu'il sache ce qu'est courir et avoir peur. Celui-là, non, je ne peux pas. Le tuer ? Même pas. Il faudrait qu'il coure éternellement et éternellement ait peur.
Tannhauser
Autre question sur la grâce en musique : Comment un crétin pareil pouvait écrire de telles notes, aussi brûlantes, aussi ferventes, d'une émotion surhumaine, d'une religiosité aussi tendre, une musique aussi mystique donc, et d'une mystique enthousiaste, juvénile, en joie et en gloire ? Non il ne s'agit pas de Mozart vs Salieri, mais de Wagner et pour ce dernier j'ai une explication. Je crois que sa bêtise lui tenait lieu de religiosité. Références .
Commentaires
Enregistrer un commentaire