Souvent, l'homme traqué, à l'ultime bout de sa course, même ignoble, même à peine humain, réussit à m'inspirer une sorte de pitié, ou bien seulement une absence de haine. Mais celui-là qu'ils coursent dans Bagdad, non, je n'y arrive pas, je n'endigue pas cette férocité jubilatoire. Qu'il sache ce qu'est courir et avoir peur. Celui-là, non, je ne peux pas. Le tuer ? Même pas. Il faudrait qu'il coure éternellement et éternellement ait peur.

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