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Affichage des articles du mai, 2013
Mardi 26 mars.—Hugo disait, ces jours-ci, à Burty: « Parler, c'est un effort pour moi, un discours, ça me fatigue comme de faire l'amour trois fois! » Et après un moment de réflexion: « Quatre même! »Journal des Goncourt, Mémoires de la vie littéraire, (Deuxième série, deuxième volume).
We had grown up believing white to be the color of all the important things, like ice cream, aspirin, ribbon, the moon, the stars. White stars and a full moon were more important when my grandfather grew up than they are now that we have generators.
When our ancestors saw the first white they thought they were looking at ghosts or maybe some people who had just fallen into bad luck. Dogs sat on their tails and opened their jaws to await the spectacle. The dogs thought they were in for a treat. Maybe these white people could jump backwards or somersault over trees. Maybe they had some spare food. Dogs always hope for that.Mister Pip, Lloyd Jones.
"Comme ce qu'elle a toujours aimé le mieux c'est l'argent, elle suppose que Dieu partage ce goût. Lorsqu'elle souhaite quelque chose, elle s'en va au pied des autels et promet au bon Dieu une somme plus ou moins forte selon l'importance de l'objet. Si son vœu est exaucé, elle paie consciencieusement; mais aussi elle ne donne rien lorsqu'elle n'a pas réussi." Récits d'une tante (Vol. 3 de 4) Mémoires de la Comtesse de Boigne, née d'Osmond by Louise-Eléonore-Charlotte-Adélaide d'Osmond Boigne

Blow-up

Film dont je vois bien qu'il est très bon, mais quand même, je m'ennuyais. En même temps, c'est normal, c'est le thème visiblement, le creux, le vide. Pu regarder jusqu'au bout parce que c'est bien, mais c'est le genre de film qu'on est content d'avoir vu (et surtout quand c'est enfin terminé).




La Traversée

Un film super bien foutu, pas mal du tout. Une intrigue bien agencée, dénouement surprenant, du bon travail, vraiment.



Au-delà des collines

Remarquable la façon dont le cinéaste a filmé la communauté, le prêtre, les sœurs, la police, l'hôpital. Il n'y a pas de vrais méchants, juste des gens dépassés, stupides ou bornés, finalement assez bons et bêtes (la douceur de la langue roumaine, tous semblent susurrer, chuchoter, sauf Alina, le seul cri).
Finalement, la seule personne antipathique, dans l'histoire, celle qui m'a donnée des envies de gifle tout le long, c'est Hristina, tout en pleurnicheries et bons sentiments, peut-être la seule vraie coupable, au fond, celle qui ne choisit pas qui supplie les uns et les autres et par qui tout arrive, la chiffe molle, qui n'est vraiment loyale à personne, jusqu'au bout. La tiédeur (que Dieu vomit, paraît-il).

'De l’état d’âme qui, cette lointaine année-là, n’avait été pour moi qu’une longue torture rien ne subsistait. Car il y a dans ce monde où tout s’use, où tout périt, une chose qui tombe en ruines, qui se détruit encore plus complètement, en laissant encore moins de vestiges que la Beauté : c’est le Chagrin.' Marcel Proust, Albertine disparue.
"Car lire en mangeant fut toujours ma fantaisie, au défaut d’un tête-à-tête. C’est le supplément de la société qui me manque. Je dévore alternativement une page et un morceau : c’est comme si mon livre dînait avec moi." Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions.

Pop Eye

Pop Eye wore the same white linen suit every day. His trousers snagged on his bony knees in the sloppy heat. Some days he wore a clown’s nose. His nose was already big. He didn’t need that red lightbulb. But for reasons we couldn’t think of he wore the red nose on certain days—which may have meant something to him. We never saw him smile. And on those days he wore the clown’s nose you found yourself looking away because you never saw such sadness.Mister Pip, Lloyd Jones.
D’ailleurs le colonel se regardait comme persécuté. L’effet de cette opinion est de rendre les gens sans intelligence persécuteurs et intolérants.Un ménage de garçon, H. de Balzac.

La Tisseuse

Mélo assez ennuyeux, qui se traîne platement. Yu Nan, comme Gong Li dans Épouses et concubines, est une victime qui n'arrive pas à émouvoir, plus agaçante que touchante, probablement à cause de ce jeu mi puéril mi pleurnichard, dans la bouderie plus que dans le pathétique.


Et sans doute il eût dû savoir, lui qui avait déjà tant vécu, que ces tableaux qu’on se fait ne se réalisent jamais pour différentes raisons. Parmi celles-là il en est une qui fit qu’il pensa peu à regretter cette présentation. Cette raison est que, quelle que soit l’image, depuis la truite à manger au coucher du soleil qui décide un homme sédentaire à prendre le train, jusqu’au désir de pouvoir étonner un soir une orgueilleuse caissière en s’arrêtant devant elle en somptueux équipage, qui décide un homme sans scrupules à commettre un assassinat ou à souhaiter la mort et l’héritage des siens, selon qu’il est plus brave ou plus paresseux, qu’il va plus loin dans la suite de ses idées ou reste à en caresser le premier chaînon, l’acte qui est destiné à nous permettre d’atteindre l’image, que cet acte soit le voyage, le mariage, le crime, ... cet acte nous modifie assez profondément pour que nous n’attachions plus d’importance à la raison qui nous a fait l’accomplir. Il se peut même que …

Un poison violent

À la fois une défense et réhabilitation de l'amour charnel (l'horrible sermon paulinien de l'évêque !), mais aussi un film sensuel, avec un érotisme à la fois puissant et léger, cent fois plus troublant que les grandes scènes de gymnastique torrides que l'on voit souvent.