je confie au corps le soin de former des idées


Novalis se donnait cette règle : "Quand le corps bouge ou travaille, observer l'esprit ; quand il se passe quelque chose dans l'esprit, observer le corps." Il opposait encore le corps et l'esprit. Pour échapper à cette séparation artificielle, je préfère considérer que je confie au corps le soin de former des idées. Le corps est dans ces moments-là un vide. Il est un vide actif parce que c'est de lui que surgissent les idées. Quand elles sont mûres, il les livre à la conscience, qui se borne à les recevoir.

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