À chaque problème sa méthode



Je suis partisan d'un pluralisme que je qualifierai d'absolu ou de radical parce qu'il n'est soumis à aucun ordre supérieur et n'est pas censé se résorber dans une réalité plus vaste. Je considère cette sorte de pluralisme comme ce que l'Europe a produit de plus précieux. J'ai aimé la Chine, j'ai étudié ses traditions pendant cinquante ans, mais je n'y ai pas trouvé cela. Au terme de cette aventure, je me sens européen pour cette raison-là. Pluralité des personnes, des œuvres, des villes.
Le pluralisme absolu vaut aussi sur le plan intellectuel. Je considère la pluralité des langues, des langages, des idées, des mots comme indépassable, d'où l'article indéfini dans le titre de ce petit ouvrage. Il s'agit d'un paradigme parmi d'autres, dont on se servira comme l'un des outils trouvés dans une caisse à outils. Ce pluralisme méthodologiques est fondamental. C'est celui que Pascal opposait à Descartes : à chaque problème sa méthode, pas de science générale.

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