samedi 18 février 2012


Une semaine avant le Grand Carême, je crois que spirituellement, je vais mener une vie de patachon.

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Mozart, concerto nº20 k. 466, Lefébure/Furtwängler.

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Esprit tordu : Cherche un vin rouge pour accompagner un poulet au Riesling

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Mais rien n'embarrasse un homme qui, jeté loin de sa patrie, est dans une auberge ou dans un mauvais appartement: tout paraît plus difficile à celui qui est paisiblement assis sous son propre toit. Mémoires du prince de Talleyrand, Volume I.

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Février fatiguant, sommeilleux, où je n'ai envie de penser à rien. Des fois, je me demande si je ne confonds pas lâcher-prise et apathie. Avec le Carême qui démarre lundi, ça occupera mes journées. Je pourrais, au fond, faire vœu de silence tout ce temps, et même davantage. La tentation du silence, de l'anéantissement est toujours vive chez moi, mon côté soufi, sûrement. L'année dernière, j'étais plus derviche qu'autre chose. Là, je n'ai pas envie de partir en quête de quoi que ce soit. Plutôt envie de rester enfermée en cellule, en ermitage, et de m'y calmer. Voyage intérieur.

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La mairie, pour authentifier la signature d'une procuration réclame une pièce d'identité ET un justificatif de domicile, ce qui est le contraire de ce qu'on lit sur legifrance : en cas d'absence de pièce d'identité, présenter un justificatif + 2 témoins, etc.  

Ma sœur, ayant une mairie qui ouvre 2 h par semaine, veut faire authentifier sa signature par une autre mairie, qui lui dit que c'est impossible. Il s'avère que si, si l'on en croit une 3ème mairie. 

Dans tout cela, un sentiment d'arbitraire, de textes mal compris ou qui s'empilent et se contredisent. D'un État policier aussi, suspicieux, avec Javert à l'Intérieur. On va bientôt réinventer le carnet de circulation. 

 Devant moi, bloquant toute la salle d'attente, un malheureux d'Afrique, dont le dossier sert de balle de ping-pong entre la Préfecture et la mairie, les deux administrations prétendant que c'est l'autre qui/doit faire/doit redonner/ le dossier, etc. Du coup, mon énervement tombait. Toutes les fois que je m'agace de la sorte, je me dis : "au moins tu n'es pas étranger en France, alors de quoi se plaindre ?"

Ensuite, présentant mon passeport avec photo d'identité, une facture EDF ET la procuration, je m'entends dire que je n'aurais pas dû la signer d'avance. Il faut le faire sous les yeux de la FRANCE assise derrière son bureau, pour bien vérifier que c'est moi (à quoi bon alors, présenter une pièce d'identité qui porte la même signature et ma photo ?).

On me tend un post-it sur lequel je signe, prouvant ainsi que je ne me suis pas fait refaire le visage d'une personne à qui j'aurais volé un passeport et une quittance EDF, à fin de ne PAS me déplacer chez un notaire pour une succession qui ne concerne que la quidam dont j'usurperais l'identité.

samedi 11 février 2012



Le monde appartient au plombier qui se lève tôt. J'essaie de faire passer l'inconfort sommeilleux avec les Variations Goldberg, qui passent toujours bien dans le petit matin.

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Acte de foi : acheté 2 jeans. Un pour maintenant, un d'une taille en dessous, pour après le Carême.

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'Widerstehe doch der Sünde', chanté par Anne-Sofie Otter, ça devient la marche de Radetzky. Quelque chose d'ahurissant, qui partage entre le rire et l'indignation.

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Voilà donc l'Allemand luthérien totalement imprégné de musique. Et d'abord de ce qui constitue le soubassement de tout l'édifice du Réformateur, le choral, devenu comme le "liquide amniotique du luthérien, selon la belle expression de G. Guillard. Dès sa naissance, il est nourri du monde du choral, qui le pénètre par osmose. Dans sa petite enfance, il l'entend chanter au foyer comme il l'entend à l'église, en apprend peu à peu le répertoire à l'école. Deux, trois siècles après Luther, le choral s'est ancré dans l'inconscient collectif. À la musique et prière, il envahit peu à peu une musique savante que rien ne pourra plus dissocier des notions sacrées qu'il véhicule. Cette secrète alchimie, cette accointance du spirituel avec le sonore marque maintenant d'un sceau indélébile le comportement de l'Allemand, pour qui toute musique sera, à l'avenir, inévitablement grandie d'une dimension surnaturelle et métaphysique." 
G. Cantagrel, Le Moulin et la rivière.

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Marre de lire partout que c'est 'Umar qui a brûlé la bibliothèque d'Alexandrie.

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Quand on lit les descriptions de Gerdkuh, la principale forteresse d'Alamut, on se rend compte que ça ressemble beaucoup à Minas Tirith.

La Rose de Djam (série)

La Rose de Djam II :  La grotte au dragon C'est au cœur du pays yézidi que Sibylle laisse ses compagnons, pour s'enfoncer ...