Notre Père et notre Fils qui êtes aux cieux...


Sainte Catherine de Sienne et sainte Marie-Madeleine
Fra Bartolomeo, 1509
Museo e Pinacoteca Nazionale di Palazzo Mansi, Lucca



Il parlait quand une femme dans la foule a crié : Chanceux, le ventre qui t'a abrité et les seins qui t'ont nourri ! Il a répondu : Ils sont vraiment chanceux ceux qui écoutent la parole de Dieu et vivent selon elle. (Luc, 11, 28).

Décidément, Jésus n'aimait pas qu'on lui parle de sa famille, et encore moins de sa Mother qui avait l'air de lui courir sur le haricot, des fois. Toutes les fois qu'on mentionne Marie et sa fratrie devant lui, il les renvoie dans les cordes et, se tournant vers ses petits, réplique : "Non. Non. Mon Père et rien d'autre et aussi pour vous." Je me demande si le culte marial ne le ferait pas fumer...

Marc 3, 31-35 : Ma mère ? qui est-ce ? et qui sont mes frères ?
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère.

J'ai déjà lu sous la plume des Carmélites cette idée de fraternité avec Jésus, mais je ne crois pas qu'aucune mystique n'ait osé se penser comme étant la mère de Jésus, alors que pour le Christ, se faire fils de ses disciples femelles ne semble pas lui poser de problèmes. Évidemment, aucun disciple ne pourra être son Père... Finalement le christianisme favorise un peu les femmes sur ce coup-là, pouvoir devenir mère de Dieu par le baptême – si ça nous chante –, c'est un sacré piston par rapport aux hommes...

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