La solitude de l'être


Caspar David Friedrich, 1809, Nationalgalerie, Berlin.
Mon effort consiste à montrer que le savoir est en réalité une immanence et qu'il n'y a pas de rupture dans l'isolement de l'être dans le savoir ; que d'autre part dans la communication du savoir on se trouve à côté d'autrui, pas confronté à lui pas dans la droiture de l'en-face-de-lui.

(…)

Je suis tout seul, c'est donc l'être en moi, le fait que j'existe, mon exister, qui constitue l'élément absolument intransitif, quelque chose sans intentionnalité, sans rapport. On peut tout échanger entre êtres, sauf l'exister. Je suis monade en tant que je suis.

Emmanuel Lévinas, Éthique et infini, la solitude de l'être.

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