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Affichage des articles du mars, 2008

On s'en fout

Le PSG n'aime pas les Chtimis.

Le signe du diable : l'instinct de fuite

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"La souris est chaude et a des moeurs diaboliques car elle se sauve toujours : c'est pourquoi sa chair n'est pas bonne pour l'homme et ne vaut pas grand-chose pour la médecine."

Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 2. Arbres, poissons, animaux, oiseaux

Où l'on voit que le lion, en baisant, garde une "allure honnête"

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"Lorsque le lion s'unit à la lionne, il oublie sa nature et sa force animale, si bien qu'il pratique une union d'allure honnête."

Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 2. Arbres, poissons, animaux, oiseaux.

De la guerre du diable et du diamant

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"Le diable déteste cette pierre parce qu'elle résiste à sa puissance. C'est pourquoi, jour et nuit, il lui manifeste de l'hostilité."

Hildegarde ne précise pas en quoi consiste ces "manifestations d'hostilité" et c'est dommage.

Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments

Du secours de la primevère contre les esprits aériens de la mélancolie

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"La primevère est chaude et tient toute sa verdeur de la chaleur du soleil. En effet, certaines plantes tirent leur force essentiellement du soleil, d'autres de la lune, d'autres encore du soleil et de la lune. Celle-ci tire ses forces essentiellement du soleil. C'est pourquoi elle apaise la mélancolie dans le coeur de l'homme. En effet, la mélancolie, lorsqu'elle apparaît chez l'homme, le rend triste et turbulent dans sa conduite, et le pousse à proférer des paroles contre Dieu. Quand ils s'en aperçoivent, les esprits aériens accourent auprès du malade et, par leurs conseils, le conduisent à la folie. Il faut alors que l'homme porte de cette herbe sur sa chair et sur son corps, jusqu'à ce qu'elle le réchauffe. Alors les esprits qui le tourmentent, redoutant la vertu que cette herbe reçoit du soleil, cesseront de le tourmenter."


Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments

Le chardon,la sueur de la terre

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"Les chardons, le lisse comme le piquant, ont une chaleur légère, qui pourtant disparaît assez vite, car ils sont nés de la sueur de la terre. Et cette sueur de la terre, qui fait naître cette herbe, est piquante, et rend ces herbes piquantes. Et de même que de la sueur sort de l'homme quand celui-ci est enfermé à l'étroit, ainsi la sueur de la terre donne naissance à ces plantes piqutantes qui blessent l'homme."

Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments

On s'en fout

Les phlébologues répondent sur Internet.

La fougère

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"La fougère est tout à fait chaude et sèche et contient assez peu de suc. Mais elle a beaucoup de vertus analogues à celles du soleil ; en effet, de même que le soleil illumine ce qui est obscur, de même elle met en fuite les apparitions fantastiques, et c'est pourquoi les esprits malins la détestent. Dans les lieux où elle pousse, le diable exerce rarement ses sortilèges, et elle évite et fuit les maisons et les lieux où se trouve le diable ; là où elle pousse, la foudre, le tonnerre et la grêle tombent rarement ; et la grêle tombe rarement dans les champs où elle pousse."

Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments

"la rose apaise et la sauge réjouit"

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"Si l'on est enclin à la colère, prendre de la rose et à peine moins de sauge, réduire en poudre, et, au moment où la colère jaillit en soi, présenter cette poudre devant les narines : en effet, la sauge apaise et la rose réjouit."

Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments

"des herbes qui contiennent l'écume des événements"

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"Mais il y a aussi des herbes qui contiennent en elles, pour ainsi dire, l'écume des événements, et dans lesquelles des hommes abusés tentent de trouver leur fortune. Celles-ci, le diable les aime et se mêle à elle."

Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments

Bruxelles, musées des arts royaux, salles anciennes

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Synchro : devant la Piéta de Petrus Christus, dans mon ipod, le Stabat Mater de Vivaldi. Beau violet de la robe de droite (manganèse ?).

Roger Van der Wayden :


Portrait de Jean de Froimont : Volupté délicate des lèvres rosées, rides légères, pli de la paupière supérieure dessiné. Mains très soignées, belles, fines, légères, avec les plis et les phalanges. Un certain amour de la forme humaine du peintre dans ces mains-là.

Antoine de Bourgogne. Beau portrait. Ressemblance avec Charles le Téméraire. Un côté ombrageux dans cette dynastie hautaine et magnifique.

Lorenzo di Nicolo. Très beau visage d'homme figurant Saint Antoine abbé. Expression tourmentée, presque indignée.

Une lie-de-vin également intéressante sur les chausses du Saint Sébastien de Memling.


Maître de la légende de Sainte Madeleine : Annonciation. Très belle scène d'intérieur, tout en douceur, rouge sombre, lourde étoffe bleue, la chaleur du lit rouge qui domine toute la scène.

Maître de Saint Joseph : Mise au tombeau.…

"des yeux plus beaux que le vin"

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"Je connais, au retour des parties de plaisir, ces gonflements de coeur pareils à de chaudes vagues sanglantes qui vous détachent."

"Et soudain tous se sont tus, s'apercevant qu'au dehors, à cette heure de minuit, le jour avait éclaté partout, et que, silencieusement, avant d'entrer - le bras étendu contre le mur comme une treille - l'ange Gabriel les regardait par l'imposte avec des yeux plus beaux que le vin."


"Cette fois, il était tout seul, perdu sur cette route difficile, dans ce pays du romanesque où je l'avais inconsidérément mené. Je n'étais pas là pour l'encourager, pour lui tendre la main à ce dur passage. Rentré chez lui, il pensa m'écrire, puis il se souvint de ses cartes postales restées sans réponse. Alors il décida de ne rien dire à personne..."

Miracles, suivi de "Alain-Fournier", Alain-Fournier

"Comment traverserai-je tout seul cette fête à laquelle je ne suis pas convié ?"

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Alain-Fournier, gnostique :
"Je ne suis peut-être pas tout à fait un être réel". Cette confidence de Benjamin Constant, le jour où il la découvrit, Alain-Fournier en fut profondément bouleversé ; tout de suite il s'appliqua la phrase à lui-même et ils nous recommanda solennellement, je me rappelle, de ne jamais l'oublier, quand nous aurions, en son absence, à nous expliquer quelque chose de lui.

Je vois bien ce qui était dans sa pensée : "Il manque quelque chose à tout ce que je fais, pour être sérieux, évident, indiscutable. Mais aussi le plan sur lequel je circule n'est pas tout à fait le même que le vôtre ; il me permet peut-être de passer là où vous voyez un abîme : il n'y a peut-être pas pour moi la même discontinuité que pour vois entre ce monde et l'autre."


Sain apprenti-saint, naturel et robuste :


"Il faut savoir aussi combien il était sobre : matériellement d'abord (jamais il ne sembla prendre à la nourriture le moindre plaisir, il…

Quand gula cède le pas à avaritia

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"le spectre de la disette ne semble plus présent comme par le passé. Le remplacement de la gula, la goinfrerie, par l'avaritia comme le péché capital par excellence est l'un des signes du recul de la sous-alimentation." "Pour un chanoine de Cologne comme Alexandre de Roes, qui écrit à la fin du siècle, l'étude convient aux Français, car ils sont circonspects, observateurs et ont l'esprit clair."
Nouvelle histoire de la France médiévale, Temps d'équilibre, temps de rupture, XIII° siècle, Monique Bourin-Derruau

ces pauvres pays qui n'ont qu'une langue

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Autres temps, autres moeurs : un pays qui n'a qu'une langue est un pays que l'on plaint pour sa pauvreté linguistique :

"Les autorités royales n'imposèrent pas l'unification linguistique ; en Languedoc, les officiers royaux utilisaient le plus souvent le latin pour se faire comprendre ; Jean le Bon recommandait de traduire les actes dans la langue maternelle. En 1490 encore, Charles VIII ordonne de mener l'instruction des procès en français ou en langue vulgaire. D'ailleurs le multilinguisme enrichit plus qu'il n'affaiblit un Etat, et l'on plaint ces pauvres Anglais qui n'ont qu'une langue."

Le thomisme décline, et hop, voilà l'arrivée de ces hommes d'églises grands politiques et des mystiques : Dans le monde, hors du monde, et la théologie se meurt, Madame...



"Le nominalisme, qui triomphe à partir de 1350 (date de la mort de Guillaume d'Ockham), rejette plus ou moins nettement la synthèse thomiste et sépare radic…

"Je revoyais le ciel, la lune, les étoiles"

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Passages émouvants ou savoureux sur quelques découvertes médicales (tardives) européennes, comme l'opération de la cataracte ou de la pierre :

"Gille le Muisit, abbé de Tournai, accepta de se faire opérer de la cataracte par Jean de Mayence ; l'opération réussit et, dit-il, "je revoyais le ciel, le soleil, la lune, les étoiles..." Il avait quatre-vingts ans et l'on était en septembre 1351, après les années terribles de la grande peste. La grande peste justement ; L'Eglise jusque-là interdisait la dissection. On fit une exception : le pape permit l'expérience ; puis la pratique s'en généralisa à Montpellier. Plus tard, dans la seconde moitié du XV° siècle, on autorisa un chirurgien à "ouvrir" un condamné à mort qui souffrait de la pierre : on ouvrit, on vit, on enleva les cailloux ; notre homme fut recousu et comme il se remit fort bien de cette "opération", il fut gracié." Sinon, on parle beaucoup de l'apport italien sur…