Traduction

"Il n'y avait plus ni grec ni anglais ni juif ni chrétien, ni homme ni femme - en même temps que, bien sûr, ces différences subsistaient ( et comment !!), se creusaient : en même temps l'abîme du voisinage et la passerelle dus aut sur l'abîme, et l'élan de la traduction des idiomaticités irréductibles s'élançant l'une vers l'autre ; et une "mêmeté" d'humanité en légère transcendance et en avance comme une apparition sur une foule dans la peinture italienne : l'esprit, disaient-ils, en langues sur chacun d'eux, et chacun le voyait à sa manière, l'inventant-recevant dans sa langue ; et tous croyaient le sentir légèrement au-dessus d'eux."

"La globalisation pour nous ça veut dire : tout est à traduire et à retraduire ; toute littérature de toute langue de tout temps dans toutes les autres : tâche "doublement" infinie."


Michel Deguy, Le sens de la visite : "Promesse" ; "Quoi ?".

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